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08/05/2011

Hommage à Tolegen Mukhamejanov - Kazakhstan

Tolegen Mukhamejanov 120.JPGTolegen Muhamejanovich Muhamejanov est le 27 juillet 1948 à Begen, Beskaragai, Semipalatinskaya Oblast. Il est diplômé de l'établissement pédagogique Krupskaya de Semipalatinsk, du conservatoire d'état Kurmangazy d'Almaty et du conservatoire Tchaikovsky de Moscou (classe de composition). Il est l’auteur de symphonies, d’opéras et de compositions de chambre, ainsi que de musique pour films et productions théâtrales, de chansons, de romances, et de musique instrumentale populaire. Il est poète et auteur de recueils de poésie.
En 1987 il a été nommé directeur du théâtre scolaire d'état Abai d'opéra et de ballet.
Tolegen Mukhamejanov participe activement au mouvement social « Nevada-Semey » de son ami et associé le chef du mouvement Olzhas Suleimenov. Il est l'auteur de la chanson bien connue « Zaman-AI » qui est devenue un hymne de protestation
.

Depuis 1990 T. Mukhamejanov a organisé et tenu des actions culturelles, sociales et politiques importantes : le concours international « voix de l'Asie », le congrès du monde de l'accord spirituel, et autres activités caritatives.
De 1998 à 2004 il était l'akim de député de la ville d'Astana, de 2004 à 2007, membre du Mazhilis au Parlementde RK, depuis 2007, membre du sénat au Parlement de RK.

Il est président du Fonds social international du « congrès de l'accord spirituel ».
Son travail sur l'entretien et le renforcement
de l'originalité sociale et culturelle du jeune état kazakh et pour la diffusion des accomplissements du pays au niveau international a été fortement apprécié par le président de Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev.

Tolegen Muhamejanov est lauréat du prix d'état de RK et membre de l'ordre de « Parasat ».


 

Толеген Мухамеджанович Мухамеджанов родился 27 июля 1948 г. в селе Бегень Бескарагайского района Семипалатинской области.
Окончил Семипалатинский педагогический институт им. Крупской, Алматинскую Государственную консерваторию им. Курмангазы и Московскую консерваторию им. Чайковского [аспирантуру] по классу композиции.
Автор симфоний, опер, камерных сочинений. Является автором музыки к кинофильмам, театральным постановкам, песен, романсов, популярной инструментальной музыки. Поэт, автор поэтических сборников.
В 1987 г. директор Государственного академического театра оперы и балета им. Абая.
Толеген Мухамеджанов - активный участник общественного движения 'Невада-Семипалатинск', друг и соратник лидера движения О.Сулейменова. Автор знаменитой песни 'Заман-ай', которая стала гимном народного протеста.
С 1990 г. Т. Мухамеджанов организовывает и проводит крупнейшие культурные и общественно-политические акции: международный конкурс 'Азия дауысы', Всемирный Конгресс духовного согласия, благотворительные акции в Дни духовного согласия и многие др.
С 1998 года по 2004 год заместитель акима г. Астаны, с 2004 по 2007 депутат Мажилиса Парламента РК, с 2007 года депутат Сената Парламента РК. Президент Международного Общественного Фонда «Конгресс Духовного Согласия».
Его работа по сохранению и укреплению социально-культурной самобытности молодого казахского государства, популяризация достижений страны на международном уровне получили высокую оценку Президента Казахстана Нурсултана Назарбаева.
Толеген Мухамеджанов - лауреат Госпремии РК, кавалер ордена 'Парасат'

 

Poèmes traduits du russe en français par Athanase Vantchev de Thracy

I

Il se tait, depuis combien de temps se tait-il,
Mon bon vieux téléphone,
Oublié de tous, il se dresse
Devant le mur, comme une ombre.

Jeune, il sonnait, il chantait,
Sur plusieurs tonalités, avec moult voix,
Et moi, j’étais semblable à Aladin,
Sa lampe merveilleuse à la main.

Il ne me faisait que du bien,
M’offrait tendresse et amour,
Faisait des miracles quotidiens
Donnait aux sentiments chair et sang.

A présent, se sentant délaissé, il tremble
Quand il entend retentir des sons froids,
Non, ce n’est pas sa voix, mais celle du mobile
Qui a envahi pour toujours l’avenir.


Молчит, который год молчит,
Мой добрый старый телефон,
Забытый всеми он торчит,
Как на стене ненужный фон.

Звенел и пел он молодым,
На разных нотах, голосах,
И был я словно Алладин,
С волшебной лампою в руках.

Вершил он добрые дела,
Дарил мне нежность и любовь,
Творил простые чудеса,
Давая чувствам плоть и кровь.

Теперь обиженно дрожит,
В холодном отзвуке звонка,
Нет, это сотовый звенит,
Пришедший в завтра, навсегда.


II

Comme des feuilles jaunissantes
Dans la cour tombe l’automne,
Et très lentement s’effacent
Les traces de tes pieds sur l’herbe.

Je me mets à genoux, je cherche,
Impossible de trouver tes empreintes,
Ne serait-ce qu’à l’état d’ombre,
Viens survoler mon âme.

Peut-être, si je scrute avec mon cœur,
Découvrirai-je la lumière laissée par tes traces
Qu’avec grand soin je protégerai
Du piétinement des inconnus qui passent.


Желтым цветом опадает
Осень во дворе,
Незаметно пропадает
След твой на траве.

Опускаюсь на колени,
След не отыскать.
Пролети хотя бы тенью
Надо мной опять.

Может, сердцем я открою
Свет твоих следов,
Их я бережно укрою
От чужих шагов.

III

Tout meurt, tout périt en ce monde fragile,
Le temps taciturne tient tout en son pouvoir.
Seule vit à jamais, dans un cœur fidèle,
Semblable à un rêve, l’amour qui l’a ravi.

Pur, béni, doux est l’amour,
Magnifique dans ses intentions,
Quand deux êtres avec joie le partagent,
Tout, soudain, se met à fleurir.

Telle la Muse, j’exalterai,
Oui, je glorifierai l’amour du poète
Qui ouvre aux hommes les merveilles du monde
Et orne la vie de songes splendides.


Все смертно, тленно в мире бренном,
Во власти времени без слов.
Живет лишь вечно в сердце верном
Мечтой пришедшая любовь.

Она чиста, благословенна,
Прекрасна в помыслах своих,
И расцветает все мгновенно,
Когда взаимна для двоих.

Восславлю музою поэта
Любовь, я вечною весной,
Что дарит людям чудо света
И жизнь великою мечтой


IV

Poème dédié à Mahabet Utemisov

Je veux m’éteindre comme une bougie,
Sans crainte ni douleur,
Résoudre les problèmes sans trop réfléchir,
Sans fatiguer ma chair ni verser de sang.

Sans ramper, sans faire de ronds de jambe
Devant les goujats et les perfides,
Sans m’humilier ni geindre
Devant les hypocrites et les frimeurs.

Vivre comme un vrai homme,
Ne jamais être un vil poltron
Ou vivre indifférent à tout
Comme un cadavre privé de cerveau.

Il est trop facile de racheter avec de l’or
Une faute terrible,
C’est uniquement par la mort
Qu’on peut racheter
Un crime abominable.

Ceux qui, par le mensonge et la délation
Tiennent leur peuple esclave,
Bercent un seul et unique rêve :
Être les maîtres éternels de leur royaume.

Je ne veux pas m’éteindre comme une bougie,
Mais servir les générations futures
Et lancer mes mots comme des balles
Contre les tyrans et la pègre.


Посвящается Махамбету Утемисову

Хочу погаснуть, как свеча,
Без страха и без боли,
Решить проблемы все сплеча,
Без плоти и без крови.

Не пресмыкаться, не юлить
Пред хамством и коварством,
Не унижаться, не скулить
Пред ханжеством и барством.

Не в силах мужеству служить,
Не быть нелепым трусом,
И равнодушным просто жить,
Чтоб быть безмозглым трупом.

Не трудно золотом купить
За праздность искупление,
Лишь смертью можно искупить
Гнилое преступление.

Тех, кто обманом, клеветой
Народ свой держит в рабстве.
Живя единственной мечтой,
Быть вечным в этом царстве.

Хочу не гаснуть, как свеча,
Служить своим потомкам,
Оставив пулями слова
Тиранам и подонкам.

EN SAVOIR PLUS :

http://www.poetasdelmundo.com/verInfo_asia.asp?ID=7177

mukhamedzhanov@parlam.kz

02/05/2011

Poètes d'Europe - Bećir Vuković (Montenegro)

Becir Vukovic 120.jpgBećir Vuković est le 3 avril 1954 à Kolasin. Il a étudié la littérature yougoslave et internationale à la faculté de philologie de Belgrade.

De 1980 à ce jour, il a publié une quinzaine d’ouvrages de poésie, dont plusieurs ont été récompensés par des prix nationaux et internationaux: Il est le rédacteur-en-chef de la revue « Srpski jug ».

Il est président de’'associationdes auteurs serbes du Montenegro et d’Herzégovine, et un membre régulier de MaticaSrpska. Ses poèmes ont été traduits en français, russe, italien, polonais, bulgare, turc et macédonien.

Il habite à Podgorica.

Poèmes traduits en français par Athanase Vantchev de Thracy

 

I.

CE N'EST PAS DRÔLE

Alors Dieu
Entassa
Les nuages
Dans sa barbe et, en guise
D’oreiller, il plaça
Un nuage blanc sous sa tête, et partit
Se reposer.

Bon.
Ainsi fit Dieu.

Tes œuvres sont superbes,
Mais, mon Dieu,
Va, dis-moi donc,
Ce que tu faisais
Avant de créer le monde,
Tournant autour
Du trône, demanda un
Fou sagace.

Pas drôles, tes questions !
J'ai érigé les remparts de l'Enfer,
J’ai forgé des chaudrons et des cuves
Pour ceux qui viendraient poser
Ce genre de questions,

Et il frappa le petit imbécile
Sur la tête.

Caracolant sur les cartes représentant la Terre,
Bondissant
D’un monde à l’autre,
Le bouffon répondit :

Va, vieillard, arrête de maquiller
L’univers.

NIJE SMEŠNO

Ondа Bog,
ušuškаo
oblаkove
po brаdi, umesto
jаstukа nаmestio
beli oblаk, krenuo
dа odmori

Dobro.
Bogаmi imа togа.

Velikа su delа tvojа,
аli, Bože,
de, kаži mi,
štа si rаdio
pre stvаrаnjа svetа,
motаjući se oko stubovа
prestolа, pitаlа prepredenа
ludа.

Nije smešno,
zidаo sаm bedeme pаklа
i kovаo kаzаne i kotlove
zа one koji će postаvljаti
tаkvа pitаnjа,

i pomilovаo ludicu
po čuturici.

Igrаjući po mаpаmа,
skаkućući iz
svetа u svet
ludа odgovorilа:

hаjde, čičа, ne izmišljаj.

II

SAXON

Brskovo,
A été mentionné
Pour la première fois
Dans la Chartes du roi Ouros Ier
En la cité de Ston.

Les terrassiers,
Les mineurs, étaient des Saxons.
Ils jugeaient comestibles les jambes du cheval
Tant qu’il se tient debout. Ils pourraient, en effet,
Les dévorer tous les quatre.

Mais, une fois pour toutes,
Le philosophe allemand,
Wolfgang Overath,
Le chef de fil des pessimistes,
A mis fin
A ce cas de figure.

Y a-t-il des Saxons à présent
Dans les gorges de Tara ?
Oui, bien sûr !

Sont Saxons tous ceux
Dont
Les cheveux roux
Poussent drus sur la tête.
Ceux qui n’ont pas de sourcils,
Qui ont pleins de taches de rousseur
A leurs poignets
Et sur leurs paupières.
Les taches de rousseur sur la peau, sont la marque
Des Saxons.

Quand la neige commence à tomber,
Les Saxons se cachent dans leurs tanières,
Ils ne se fréquentent pas. En Hiver, oh, en hiver
On ne trouve nulle part leurs traces dans la région de Tara.

Les Saxons portent de longs manteaux,
Comme s’ils dissimulaient leurs queues.

Il n’existe rien de moins esthétique
Que les Saxons.

Glose :

La ville de Brskovo qui a prospéré entre 1270 et 1351 et a compté jusqu’à 40 000 habitants, est mentionnée pour la première fois à Ston dans une Charte du roi Uros Ier à Ston. Ston était la troisième ville par son importance, juste après Dubrovnik et Kotor. La ville de Biskovo a été fondée par le roi Uros qui avait épousé Hélène d’Anjou. Cette dernière a été la première femme canonisée par l’Eglise serbe.

SAS

Brskovo,
nа Stonu,
prvi put pominje,
Poveljа Urošа Prvog,

Kopаči,
rudаri, bili Sаsi.
Smаtrаli jestivim noge konjа
dok 'аt stoji, oglođu sve četir'.

Ali, jednom i zаuvek,
nemаčki filozof,
Volfgаng Overаt,
vođа pesimistа,
stаvio tаčku,
nа tаj slučаj.

Imа li dаnаs iko od Sаsа
dolinom Potаrjа.
Bezbeli, još kаko.

Svаko j Sаs
kome divljа
crvenа kosа
rаste uz glаvu,
koje neimа zenice, 
ko j pegаvo.

po zglobovimа
i kаpcimа, kome,
pege, kožu, ispisаle,
Sаs.

Otkаko pаdne sneg,
Sаsi ne izlаze iz rupа,
ne trаgаju se. Zimi o ne
nigde trаgovа Potаrjem.

Sаsi nose dugаčke kаpute,
Kаo dа skrivаju repove.

Nemа niče mаnje estetskog, od
Sаsа.

En savoir plus : http://www.poetasdelmundo.com/verInfo_europa.asp?ID=7170 (en anglais)

23/04/2011

Poètes d'Europe - Stefan Dobre (Roumanie)

Dobre Dan 120.jpgStefan Dobre est médecin et poète

Il a publié son premier volume de poésies Scrisoare pentru Gemeni (Lettre aux Gémeaux) en 2005. Celui-ci a été suivi, en 2006, de Ultraj impotriva proastelor moravuri (Outrage aux mauvaises manières) et en 2008 de La spartul norilor (Quand crèvent les nuages)

Ses œuvres ont également été publiés dans diverses revues roumaines ( Poezia, Climate Literare, Oglinda Literara, Revista Noua, Esteu) et en Pologne (Gadki z Chatki)

Poèmes traduits par Athanase Vantchev de Thracy

 

JE CROIS

Je crois
Que la mer
Est une immense larme
Grosse de poissons et de larmes,

Que la forêt est
Un dense mélange
D’arbres, d’ombres
Et de chuchotements d’amants.

Que le feu couve sur les rochers
Sans qu’apparaissent ses étincelles.

Que le ciel est vaste,
Larme d'enfant
Reflétée dans l’eau,

Que l’amour jaillit
Soudainement!

Eu cred

Eu cred
că marea,
e o mai mare lacrimă
gravidă cu peşti şi lacrimi,

că pădurea s-a-ndesit din amestecul
arborilor cu umbrele lor,
cu şoaptele îndrăgostiţilor,

că focul mocneşte pe pietre
în scântei neaprinse,

că cerul s-a lăţit
de la o lacrimă de copil,
răsfrântă în apă,

că dragostea s-a răspândit,
deodată!

LE MEUNIER

Mon cœur est resté ancré
Entre mes artères et mes veines,
Mon âme tourne
Comme un moulin à vent,
Mélangeant émotions, chimères et
Sentiments.

Morar

inima mi-a rămas ancorată
între vene şi artere,

sufletul meu se-nvârte ca o morişcă în vânt
tritur
ând emoţii, sentimenteşi himere

BOUQUET

Si je vous faisais un bouquet
Composé de cinq saisons :
Mon amour
Et les quatre autres temps de l’année,

Seul mon amour
Vous serait utile !

Buchet

dacă ţi-aş face un buchet
cu cinci anotimpuri:
dragostea mea
şi celelalte patru,

numai dragostea mea
n-ar fi de prisos

La boussole

Partout où tu seras,
Avec mon seul cœur sur ma paume,
Je te trouverai !

Busola

oriunde ai fi,
doar cu inima-n palmă
te-aş găsi !

UniVers

Pour toi, je retenais l'automne en attrapant ses feuilles.

UniVers

Pentru tine, ţineam toamna-n loc prinzându-i frunzele

16/04/2011

Poètes d'Europe : Lupce Zahariev (Macédoine)

Ljupce Zahariev 1201.JPGLupce Zahariev, poème et chanteur-compositeur, est né en mai 1987 à Sveti Nikole, Macédoine
Fonde en 2002 l’Orchestre Rap Haute Tension (en Macédoine)
en 2007, il intègre Vision, Centre de Science-fiction de Macédoine-Macédoine
2009 – Membre d’Esprits en union pour la paix - Inde et de Poetas del Mundo - Chili

Poésies/chansons : Encore une fois, Bon événement, Avenir macédonien, Fanki-fanki, Décadence, Cauchemar, Tic-tac, Différentiel
2009 – poésies sur des thèmes de science-fiction : Illusions Invisibles

En 2008, il dirige la section de musique de Vision - centre de science-fiction de Macédoine
2009, il devient Secrétaire du Comité d'Esprits en union pour la Paix, section Macédoine, ainsi que Secrétaire de l’Ambassade de Poetas del Mundo en Macédoine

Principaux prix :

2008 : Certificat de reconnaissance pour la représentation de la science-fiction macédonienne
2009 : L’association Vision pour la science-fiction macédonienne lui accorde son prix annuel pour le poème « Illusions Invisibles »

Poésies traduites et adaptées par Athanase Vantchev de Thracy, révision par Marc Galan

I

DRAPÉE DANS UNE TUNIQUE D’ANGE

Drapée dans une tunique d'ange,
Tu m’as parlé
De beauté cachée,
De ton amour
Qui ne peut être exprimé
Dans les limites du langage.
Couchée dans mon cœur,
Tu me regardes
Et fais sortir,
Une à une,
Les étoiles qui brillent dans mes yeux,
Tandis que tes yeux
Epousent
Ton si beau sourire
Et laissent loin tes larmes maintenant oubliées.

...Обвиени во ангелска наметка
ти ми кажуваш
за невидливиот свет,
за скриените убавини,
за твојата љубов
што
не ја собира
ни бескрајот на јазикот.
Легнувајќи
во моето срце
се загледуваш во мене
и
ги згаснуваш
една по една
звездите во моите очи
додека твоите очи
заробени
во твојата прекрасна насмевка
ги испуштаат заборавените солзи.

II

CHANSON

J’attends ton SMS sur mon mobile,
Tu m’as dit que les choses iraient mieux,
Que tout serait plus agréable la prochaine fois.
Mais ton absence de message
Prouve
Combien peu tu penses à moi
Pendant que tu reposes tes pieds
Et souris à quelqu’un
Couché à ton côté.

Ја чекам твојата СМС порака на мобилен.
Ти ми кажа
дека ќе биде подобро
и многу поубаво следниот пат.
Но недобиената порака
е симбол
на тоа колку мислисш на мене
додека ги одмараш нозете
и се смешкаш на некој
што
лежи до тебе.

III.

DERRIÈRE LE CHAMP DE L’IMPOSSIBLE

Tu enracineras la corne
Au cœur de l'incertitude
Pour entendre le futur
Derrière le champ de l’impossible,
Puis tu t’élèveras dans l'Univers
Et
Avec des prières passionnées,
Tu mettras à nu mon âme
Et, entre deux feux,
Tu commenceras ton jeu amoureux.

Trois nuits de suite,
Enterrés sous un tertre d’émotions,

Nous nous étreindrons
Et ne nous quitterons plus.

 

L'avenir est loin,
L’un l’autre, nous nous reconnaîtrons
Dans le miroir de la vie,
Et nous nous embrasserons
Avec amour
Suspendus entre deux ciels.


...Ќе го забуцаш рогот
во срцето на неизвесноста,
за да ја слушнеш иднината
позади
полето на невозможноста,
потоа
ќе зачекориш по Вселената
за да со молитви на похота
ја соблечеш мојата душа
и
меѓу два огна
ќе ја почнеш твојата љубовна игра.

Три ноќи по ред
затрупани со емоции
се прегрнуваме
а уште потешко се разделуваме.

Иднината е далеку,
ќе се препознаене себе си
во огледалото на животот
и ќе се исколвеме од љубов
помеѓу две неба...

09/04/2011

Poètes d'Europe - Anni Sumari (Finlande)

sumari_anni.jpgAnni Sumari, écrivaine et traductrice, vit à Helsinki où elle est née en 1965. Elle a obtenu un diplôme universitaire (Maîtrise à l’Université de Helsinki, 1991) en littérature générale et sciences de l'information, et a travaillé comme chargée de relations publiques et consultant pendant environ 7 ans avant de devenir écrivain et traductrice freelance en 1998.
Elle est l'éditrice de l'anthologie finlandaise bilingue de poésie How to Address the Fog - XXV poèmes finlandais 1978-2002 (Scottish Poetry Library / Carcanet, Royaume-Uni, 2005), une anthologie pour la jeunesse en langue anglaise de la poésie nordique en collaboration avec le poète Nicolaj Stochholm (Danemark) ("l’Autre côté du paysage », Slope Editions, USA 2006), et une sélection de la poésie contemporaine finlandaise dans le magazine balkanique Carnet de notes de Sarajevo (n ° 8-9/2005).
Anni Sumari a écrit 11 livres, ainsi que des poèmes en prose lyrique. Elle s’est faite remarquer par son ouvrage « Nombre et mesure », qui a reçu le prix radiophonique Dancing Bear du meilleur livre de poésie en 1998, et qui a depuis été traduit en suédois (Matt och mängd, Ellerströms, Suède, 2000). Les textes de Sumari ont été traduits et publiés dans des anthologies et des magazines écrits en 20 langues environ. Un recueil de ses poèmes a été publié en Slovaquie en 2007.
Sumari a reçu une bourse de l'État finlandais pour la période 2007-2011. Son dernier recueil de poèmes sera publié en finnois en août 2011

 

Anni Sumari on helsinkiläinen kirjailija ja kääntäjä (s. 1965 Helsingissä). Hän suoritti yliopistotutkinnon (fil. maist., Helsingin yliopisto 1991) yleisessä kirjallisuustieteessä ja tiedotusopissa ja työskenteli noin 7 vuotta tiedottajana ennen ryhtymistään vapaaksi kirjailijaksi ja kääntäjäksi v. 1998.
Hän on toimittanut suomalaisen runon kaksikielisen antologian How to Address the Fog - XXV Finnish Poems 1978-2002 (Scottish Poetry Library/ Carcanet, Iso-Britannia 2005), nuoremman pohjoismaisen runouden englanninkielisen antologian yhteistyössä runoilija Nicolaj Stochholmin (Tanska) kanssa (”The Other Side of Landscape”, Slope Editions, USA 2006), sekä suomalaisen nykyrunon valikoiman Balkanin maissa ilmestyvälle Sarajevo Notebook -aikakauskirjalle (nro 8-9/2005).
Anni Sumari on kirjoittanut 11 kirjaa, sekä runoa että lyyristä proosaa. Läpimurtoteoksena voinee pitää runokirjaa Mitta ja määrä, joka palkittiin Yleisradion Tanssiva karhu -palkinnolla vuoden parhaasta runoteoksesta v. 1998, ja joka on sittemmin käännetty ruotsiksi (Mått och mängd, Ellerströms, Ruotsi 2000). Sumarin tekstejä on käännetty ja julkaistu antologioissa ja kirjallisissa lehdissä noin 20 kielellä. Hänen valitut runonsa ilmestyivät slovakiksi vuonna 2007.
Sumari nauttii Suomen valtion taiteilija-apurahaa ajanjaksolla 2007-2011. Hänen valitut runonsa ilmestyvät suomeksi elokuussa 2011

Poème traduit en français par Athanase Vantchev de Thracy

 

Ordures, paille, glace de printemps.
Les champs grincent sur leurs charnières
Et le sillon s'ouvre comme une écoutille, pour un instant
Je peux voir directement les profondeurs de l'enfer. Il n'y a rien

Là-bas.
Exactement comme je l'avais pensé. Rien que des corps,
Propres et lisses comme de la porcelaine, leur peau toute tatouée 
De ces petites fleurs bleues que l'on nous demande
D'exécuter pendant les cours de dessin. Le mensonge proféré aux autres

A toujours raison, mais le mensonge que je me fais  à moi-même
Me rend honteuse.
Mais pas du tout. Dans le village voisin
Les toits ont la chair de poule à cause de la pluie et des fleurs géantes y
Prolifèrent. Les cheminées, dans leur espace étroit, font circuler l'air 
De haut en bas, de bas en haut. Les gens restent assis coincés dans leurs manteaux humides,
Sans bouger, comme si le chemin où ils se trouve est 
Moins humide que les bancs et les chaises des parcs.

 

Si maintenant
Vous ouvrez  l'écoutille, si vous vous couchez sur la terre
Et laissez les champs se refermer en claquant sur vous,
Vous ne pourrez plus jamais en ressortir. Ordures. Des restes
Du dernier automne. Des contes pour enfants.

 

Trois Destins faits pour rigoler, des Destins écaillés verts,
Des bardeaux bombés sur le toit de la vieille église,
Rire, jeu. Il n'est plus  question de pitié

Pendant un bon moment.
En face, sur le dôme en forme de bulbe,
Trois archers d'or s'épanouissent silencieusement,
Sans humour, comme s'ils partagent le sort du métal. Prêts
A se mettre debout avec des flèches à leur arc pour le reste de leurs vies.

 

Un massacre ? Une fois de plus, à nouveau, un autre encore plus tard,
Comment se fait-il que cela ne me soit jamais arrivé ?

 

Mais je m'y attends, cela peut arriver, entre autres, à plusieurs personnes :
Des gens profondément coupables, malheureux,
Des suicidés ou des tueurs en série potentiels. Tout cela semble rationnel
Et identique à un certain paradigme, tout cela suit
L'idéal du Contrôle céleste. Ne nous a-t-on pas dit :

Subissez les conséquences de vos actes, acceptez
La malédiction lancée sur vous.
Pas de massacre. On se soumettra à la loi de la jungle
Uniquement à cause des illusions, des gloses étranges
Et des visions de chercheurs de transcendance.
Des Messes de rossignols, des rossignols à l'âme distante,
Des rossignols qui par centaines s'épanchent en chants et en chiffres d'or et de vert.
Les dimensions sont telles que celles
Imaginées par l'un ne veulent rien dire
Comparées aux celles imaginées par l'autre.

Rien.
A ce degré de douleur où on ne peut plus prier
On peut toujours compter, non en avant, mais à rebours,
10, 9, 8, 7 ... 0 et répéter cela encore et encore, 10, 9, 8, 7 et ainsi de suite.

 

Le pied du grand arc-en-ciel se trouvent dans un vaste
Champ. "Là sont venus deux anges bleus, minces
Comme les dos des livres " - cela aussi est la vision de quelqu'un. Le bruit
Des pas dans la tendre récolte. Le poisson mort du torse.
Au sommet de la tête la fin du monde. Vous, dieux,
Vous qui vous savez cela, vous pouvez nous dire que tout ce que nous avons laissé derrière nous
N'est que rumeur et pâle image du passé.

 

Je me couche sur la terre et laisse
Les champs se refermer en claquant sur moi. J'entends
Le faible cri d'un oiseau, mais il est
Dehors. Dehors comme toujours,
Maintenant, il rentre. Je n'ai jamais été
Bonne observatrice, mais j'ai  une excellente ouïe,
Oh oui, même en ce moment quand je me dis la vérité
Sur ce qui est. Ces petites sœurs toutes calmes
Qui ont Dieu injecté comme un poison
Dans leurs paupières. Les perles du collier s’éparpillent
En faisant un léger craquement, comme celui des os qui se brisent.
Dans les serres, les palais de rêves
Inclinent silencieusement leur tête
Sur l'eau... Dans le lit,  un autre cafard est

Ecrasé.
Les gens, anxieux, déchirent des liasses de
Billets d'entrée, essayant de trouver une sortie
A la situation présente... Le résultat produit par
L'indécence du temps, des saisons, de l'individu piétiné
Par les mauvais sentiments est charmant - une véritable fresque moderne -
Je me demande qui l'a peinte cette fresque ? Mort peinte sans l’action des mains.
Je suis couché pleine d’indignation sous la terre, j'écoute
Le vrombissement printanier des camions-bennes.

 

Roskaa, olkia, kevätjäätä.
Pellot narisevat saranoillaan
ja kääntyvät kuin lastiluukku, hetken
näen suoraan helvettiin. Siellä ei ole yhtään

mitään. Aivan kuten arvelinkin. Paitsi ruumiita,
sileitä ja puhtaita kuin posliini, pinta tatuoitu täyteen
sellaisia pieniä sinisiä kukkia, joita posliininmaalaus
kursseilla kannustetaan maalaamaan. Muille kerrottuihin

valeihin on aina syynsä, mutta itselle kerrotut valeet
kyllä hävettävät.
Ei mitään. Lähikylässä katot nousevat
kananlihalle sateen kosketuksesta ja jättiläiskukat
moninkertaistuvat.
Savupiiput vaeltavat edestakaisin
ahtaalla tontillaan. Ihmiset istuvat märissä takeissaan
liikkumatta, kuin kastuisivat siten vähemmän
kuin puistonpenkit tai tuolit.

Jos nyt
nostat kannen, käyt pitkäksesi multaan
ja annat pellon pamahtaa kiinni päällesi,
et enää ikinä pääse takaisin. Roskaa. Viime
syksyn jäänteitä. Lapsille kerrottuja satuja.
Kolme vitsailevaa kohtalotarta, vihreäsuomuista,
pullistuu ulos vanhan tuomiokirkon kattopaanuista
nauraen, leikkien. Armo ei ole enää aikoihin

tullut kysymykseenkään. Vastapäisestä sipulikupolista
puhkeaa ääneti esiin kolme kultaista jousimiestä,
huumorintajutonta, kuin valettuina. Valmiina
seisomaan nuoli jänteellä loppuikänsä.

Verilöyly? Taas kerran, jälkikädenkin
jälkeen, miksei se ole vielä sattunut kohdalleni?
mutta arvaan, että se kohtaa muun lisäksi myös
monta syvästi syyllistä, onnetonta, latenttia
itse- tai joukkomurhaajaa. Tämä kaikki on
järjellistä ja identtistä tietylle ihanteelle, sopii
Taivaan hallinnan ideaaliin. Meille on sanottu:

kestä virheidesi seuraukset, ota vastaan
sinulle kohdistettu kirous.
Ei verilöylyä. Viidakkoon
tulee laki vain harhoista, oudoista tulkinnoista
ja transsendenssin tavoittelijoiden näyistä.
Kasapäin satakieliä, kaukaisissa sieluissa
livertää satapäin satakieliä, kultaisin, vihrein
salakielin. Mittasuhteet ovat sellaiset että
yhden kuvittelemat mittasuhteet ovat järjettömät
verrattuina toisen kuvittelemiin mittasuhteisiin.

Ei mitään. Siinä kiputilassa, jossa ei pysty enää
rukoilemaan, pystyy vielä laskemaan, tosin ei
eteenpäin mutta taaksepäin, 10, 9, 8, 7,.. ja
uudelleen alusta, 10, 9, 8, 7 ja niin edelleen.

Suuren sateenkaaren loppupää on suurella
pellolla. ”Tuli kaksi sinistä enkeliä, kapeita
kuin kirjanselät” – jonkun näky sekin. Jalkojen
ulvonta, oraalla. Keskivartalon kuollut kala.
Päälaella maailmanloppu. Te jumalat, sen

muistatte, ja voitte kertoa, meille on säilynyt
vain huhu, menneen vaimea kuva


Käyn pitkäkseni multaan ja annan
pellon pamahtaa kiinni päälläni. Kuulen
jonkin linnun huutavan vaikeasti, mutta se on
ulkopuolella. Ulkopuolella niin kuin aina,
nyt se tulee sisään. Minulla ei koskaan ole
oikein ollut tilannesilmää, mutta korvaa on,
kyllä, nytkin kun kerron itselleni valehtelematta
mitä mikäkin oli. Nuo pienet hiljaiset sisaret
joilla on Jumala, kuin silmäluomiin siveltyä
myrkkyä. Nauhan helmet rapautuvat kaikkialla
hiljaa ritisten, katkeilevat värttinäluut. Unelmien

kasvihuonemaisissa palatseissa veden päällä
hiljaa torkkuen... Vuoteessa litistyy jälleen

torakka. Ihmiset repivät hädissään paksuja
pääsylipputukkujaan löytääkseen ulospääsyn
vallitsevasta tilanteesta... Ajan säädyttömyyden,
säiden, yksilön pahan mielen murskaama
lopputulos on viehättävä – kuin moderni fresko …
kuka senkin on tehnyt? Käsittätehty kuolema,.
Makaan kannen alla tuohtuneena, kuulen
maansiirtokoneiden keväisen jyskeen.